29/09/2009
RSA jeunes
Bon... Moi, Nicolas, je vous accorde à vous, les jeunes, le RSA. Bon, faut pas déconner.. Pour l’avoir, faudra avoir travaillé, hein... Vous avez pas que des droits.. Des devoirs aussi vous avez.. POURQWA? J’aime pas les assistés... Faut se remuer le cul pour y arriver... Regardez, moi: je suis pas né où il fallait, Neuilly, c’est le trou du cul du monde, j’ai pas eu de chance, j’ai pas pu faire d’études, à la maison, c’était l’enfer, pas de livres, pas de place et aujourd’hui, hein, aujourd’hui? Je suis le président de la France. J’ai beaucoup travaillé pour ça... Et mon fils, hein, Jean.... Vous voyez pas le talent?... L’énergie qu’il développe, le petit, là, qu’est pas né où il fallait, pour y arriver? Alors vous, les jeunes, il va falloir vous secouer. Si vous croyez qu’on va vous accorder de quoi bouffer parce vous vous êtes donné le mal d’être là seulement, ah bah non... Il faut tra...va...yer. C’est la crise, les petits... Pas de bouches inutiles... Vous aurez le RSA si.. vous en avez pas besoin.. Mais moi, Nicolas, je vous donne le droit.. C’est un truc de gauche, ça, non? Vous allez pas vous plaindre....
19:46 | Lien permanent | Commentaires (0)
Bal des vampires
Bon ben, pas le choix... Polanski... Comme cul entre deux chaises, là, on peut guère faire mieux.. Dans quinze jours, on aura oublié.... L’actualité, vous savez bien!.. Mais le problème posé, reconnaissons, épais!... Un Monsieur a des relations sexuelles avec une jeune fille de treize ans.... Si c’est votre fille, pas un pli, vous portez plainte... Sauf que c’est en 77.. 1977... Roman a 44ans... A cette époque, 44ans, 13 ans, cela n’a aucun sens... On est en pleine confusion de la libéralisation des moeurs.... Tout est permis. Je ne dis pas que c’est bien. Je dis que c’est... Mais, bémol absolument incontournable, il y a accusation de viol... Si viol il y a, aucun doute.. On n’est plus dans la relation avec mineure... Le viol est un crime... Polanski mérite, dans ce cas, sa peine, trente ans après ou pas... Le problème, c’est que la plaignante est favorable à l’abandon des poursuites. Ce qui ne plaide pas pour la thèse du viol. Une femme violée n’abandonne jamais les poursuites envers son violeur... Et je touve cela légitime. Le viol est un délit à jamais marqué dans la peau de la victime, inoubliable, impardonable, jamais dépassable. En prison, le violeur, serait-ce après cinquante ans... En ce sens, le droit états-unien est supérieur au nôtre, puisqu’il n’admet pas de precription pour ce crime... Le problème, en l’espèce, c’est que le viol n’est pas certain et que la plainte initiale est l’oeuvre des parents de la jeune fille de l’époque. Il semblerait donc qu’il s’agisse plus d’un délit de relations sexuelles “illégales”, entendez entre un adulte et une mineure, que de viol. Un problème moral. L’expression du puritanisme de certaines de nos sociétés.... Dans ce contexte, les mots prononcés ces jours-ci autour de l’affaire me laissent sur le cul... Arguer du fait que Polanski est un génie pour souligner l’indignité de sa situation actuelle est proche de l’odieux. Célèbre ou pas, s’il a violé, il mérite. Mais personne ne s’aventure sur le terrain de la pudibonderie. Ne pas choquer le bourgeois, ne pas laisser entendre qu’une jeune fille de treize ans pourrait disposer de son corps... Ne pas bousculer l’ordre établi, rester derrière sa façade de père la pudeur... Lamentable... C’est à ce genre de situation qu’on doit d’apprendre dans quel univers nous vivons réellement.
08:48 | Lien permanent | Commentaires (0)



